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Où vais-je ?

Ca sert à rien, c’est une goutte d’eau dans l’océan, qu’est-ce que ça va changer ? De toute façon, les Chinois sont plus nombreux… Oui, mais. La prise de conscience, l’écologie de plus en plus répandue, la “fligskam”, le verdissement des entreprises…

Cette discussion revient souvent depuis le confinement : Est-ce que nos actions permettront d’aller vers un modèle de société plus juste, plus durable, plus solidaire, ou est-ce que nous nous enfonçons vers une crise climatique, sociale, financière aboutissant au scénario des pires films de science-fiction ? Allons-nous sauver le monde, oui ou non ?! Et la conséquence qui sous-tend cette question “parce que sinon, ce que je fais, ça sert à rien.”

Il semble pourtant que la réponse n’ait pas beaucoup d’importance : devant un problème identifié, soit on fait face, soit on fuit. Et fuir le changement climatique n’est pas évident. Pensons aux résistants de la seconde guerre mondiale : l’issue n’était rien moins que certaine, mais ils ont agit selon leurs convictions jusqu’au bout.

Mais pour aider, voici quelques pistes pour les jours où l’on broie trop de noir sur l’avenir de l’humanité !

Regarder le verre à moitié plein

Il est évident que regarder les infos tous les jours n’est pas très bon pour le moral. Donc limitons les doses, et contrebalançons par des bonnes nouvelles ! Quelques pistes : regarder les films de Cyril Dion, s’abonner à des revues comme Kaizen ou We Demain, lire les livres de Michel Hutt, aller passer ses vacances du côté d’Ungersheim ou de Loos-en-Gohelle

Un chouette document d’Energy cities plus spécifiquement sur les belles expériences en lien avec l’énergie et les citoyens, dans les villes : la fabrique de transition démocratique

En accord avec soi-même

Le malaise vient parfois de nos propres incohérences. Il n’est pas toujours évident de mettre en accord nos convictions et notre vie quotidienne, et ce décalage peut rendre vraiment schizophrène. Pour faciliter le changement de comportement individuel, trouvons des méthodes sympas. On ne saurait trop conseiller le défi DECLICS, où on se met au défi de plus s’améliorer que les autres équipes !

 Plus forts ensemble

Savoir que l’on est nombreux fait du bien au moral !

Vous pouvez rejoindre ou monter un projet citoyen d’énergie renouvelable (avez-vous déjà regardé les projets autour de chez vous ?) ! Si vous en faites déjà partie, pensez à organiser régulièrement des événements sympas, en plus (ou après) des réunions sérieuses de travail : juste pour le plaisir de passer un bon moment avec des gens qui font bouger le monde dans le même sens que nous !

Et pour découvrir qu’on est encore plus nombreux, venez rencontrer tous ceux qui font comme vous, dans un autre coin du Grand-Est ou de France lors des différentes rencontres ! Prochain rendez-vous : 30 et 31 octobre à Strasbourg pour les rencontres nationales de l’énergie citoyenne !

 

S’inscrire dans un projet de société

Inscrire son action dans une démarche plus globale permet d’y donner du sens. Pour connaître les initiatives comparables dans d’autres domaines, on peut travailler avec la CRESS au niveau institutionnel, avec ce projet étonnant de recherche sur “l’empowerment” collectif, et plus largement se plonger dans l’étude des biens communs avec Elinor Ostrom. On retrouvera aussi des personnes qui participent à la transition lors des camps climats à Nancy et Strasbourg cet été !

D’intenses échanges ont lieu ces temps-ci sur la liste de discussion d’Energie Partagée, concernant le modèle coopératif et le modèle énergétique français : n’hésitez pas à adhérer à Energie Partagée. Ca permet certes de partager des outils pour les projets, mais aussi de réfléchir avec (beaucoup) d’autres aux orientations du mouvement de l’énergie citoyenne en France. Donc de construire ensemble, dès aujourd’hui, le monde d’après !